Monoextrusion ou coextrusion : le guide technique pour choisir selon votre projet


Monoextrusion ou coextrusion : derrière ces deux mots techniques se cachent des différences concrètes, mesurables, qui impactent directement le comportement de vos lames en terrasse, clôture ou bardage. Pas sur le papier — dans la durée, sur chantier, sous le soleil et sous la pluie. Ce guide vous donne les éléments techniques pour choisir juste selon votre projet.

Ce qui se passe dans la ligne de production : deux procédés, deux résultats

Toutes les lames Silvadec partagent la même base : environ deux tiers de fibres de bois d'origine française, certifiées PEFC — du Pin maritime et de l'Épicéa de Sitka —, mélangées à un tiers de polymères. C'est la recette composite, inchangée depuis 2001. Ce qui diverge, c'est ce que l'on fait de cette matière à la sortie de la filière.

En monoextrusion, la matière est extrudée en une seule passe. La lame est homogène dans toute sa section, teintée dans la masse. Sa surface expose directement les fibres de bois. Elle se coupe, se ponce et se travaille exactement comme du bois — sans jamais révéler de couche intérieure différente. Une rayure superficielle peut même être corrigée par ponçage, ce qu'aucune lame revêtue ne permet.

En coextrusion, une enveloppe polymère haute performance est co-injectée simultanément autour du coeur composite pendant la fabrication. Ce n'est pas un revêtement appliqué après coup : c'est une liaison réalisée à chaud, en une seule opération. La lame sort de ligne avec son coeur et sa gaine indissociables. Cette enveloppe modifie fondamentalement le comportement de surface sans altérer les propriétés structurelles de la lame.

Silvadec fabrique ces deux technologies dans ses usines d'Arzal (Morbihan) et de Shierling (Bavière), sur ses propres lignes de production — une maîtrise industrielle rare chez les fabricants européens, dont beaucoup restent de simples importateurs.

Ce que les tests mesurent concrètement

La résistance d'une lame composite ne se décrète pas. Elle se mesure selon des normes européennes standardisées, et les fiches techniques Silvadec en attestent.

Résistance à l'humidité (EN 317) : les deux technologies affichent des résultats identiques — gonflement de 0,4 % et reprise de masse de 1,4 % après 24 heures d'immersion. Ce chiffre est important : il établit que la monoextrusion est aussi imperméable à l'eau que la coextrusion. La couche polymère de la coextrusion n'apporte pas une meilleure protection contre l'humidité structurelle — elle apporte une protection de surface contre les taches, les rayures et les salissures du quotidien. Ce sont deux bénéfices distincts.

Résistance aux rayures : les lames coextrudées Atmosphère et Nuances atteignent 350 gf selon la méthode FCBA (XP B 53669) — niveau qualifié d'adapté à un usage commercial intensif. La monoextrusion n'est pas soumise à ce test de la même façon : sa surface expose les fibres de bois directement, ce qui la rend davantage sensible aux traces, compensée par la possibilité de ponçage.

Durabilité de la couleur (ISO 105-A02) : les gammes coextrudées obtiennent une échelle de gris ≥ 4 pendant 10 ans, confirmée en laboratoire. La couleur est garantie 10 ans. La monoextrusion ne fait pas l'objet de ce test — sa teinte évolue naturellement par bronzage dans les premières semaines, puis se stabilise. Ce phénomène est attendu et fait partie de son comportement caractéristique.

Dureté Brinell (EN 15534) : les lames Élégance monoextrudées atteignent 59,6 MPa — dans la fourchette haute du chêne (50–60 MPa), au-dessus du hêtre (45–55 MPa) et très au-dessus du pin (20–30 MPa). Cette performance s'explique par la densité des lames pleines : sans alvéole, la charge se répartit sur toute la section.

Dilatation thermique : les deux technologies se comportent différemment sous cycles de température. Le coefficient de dilatation longitudinal est de 35 µm · m⁻¹ · °C⁻¹ pour la monoextrusion et de 29 µm · m⁻¹ · °C⁻¹ pour la coextrusion. Concrètement : 1 mm de variation par mètre de lame pour 40°C d'écart dans les deux cas, mais la coextrusion dilate environ 17 % moins. Sur des poses longues — bardage de façade ou terrasse sur toiture — cette stabilité dimensionnelle supérieure simplifie la gestion des jeux de dilatation.

Dans les deux cas, les lames pleines Silvadec supportent jusqu'à 500 kg/m² de charge uniformément répartie (DTU 51.4) — une capacité structurelle inaccessible aux lames alvéolaires.

Terrasse : le critère déterminant est la zone d'installation

Une lame monoextrudée expose directement ses fibres de bois en surface. Elle bronze dans les premières semaines, puis sa teinte se stabilise. Elle ne grisaille pas, ne pourrit pas, ne donne pas d'échardes. Une rayure superficielle peut être corrigée par ponçage léger — un avantage concret que la coextrusion ne peut pas offrir. Elle est garantie 25 ans, résiste aux champignons et termites (EN 350, classe DC1) et ne nécessite aucun traitement chimique.

Une lame coextrudée isole ses fibres de bois derrière une enveloppe polymère. La couleur est stable dès la pose et garantie 10 ans (ISO 105-A02). Les taches domestiques s'éliminent à l'eau. Les traces de mobilier glissent sur la surface sans s'incruster. Sa résistance à la glisse est supérieure : R12 en sens longitudinal, R13 en transversal (DIN 51130), contre R10–R12 / R11–R12 selon la finition pour la monoextrusion.

Le point de bascule entre les deux est la zone d'installation. Pour une zone couverte ou semi-abritée — pergola, galerie, véranda ouverte — la coextrusion est recommandée. Sans rayonnement UV suffisant, une lame monoextrudée ne peut pas compléter son cycle de stabilisation, ce qui peut générer des variations chromatiques entre zones exposées et zones abritées. La coextrusion élimine ce risque par conception.

Comparer toutes les lames de terrasse Silvadec

Clôture : exposition double face et résistance au vent

Une clôture reçoit des UV sur deux faces simultanément, parfois dans des orientations opposées. Elle est en contact régulier avec la végétation et soumise aux variations de vent. La lame écran Atmosphère coextrudée répond à ces contraintes avec des données mesurées : résistance aux vents jusqu'à 100 km/h (tempête, Eurocode, poteaux aluminium haute résistance alliage 6005), résistance aux nuisibles classe DC1 (EN 350), durabilité couleur garantie 10 ans (ISO 105-A02).

L'enveloppe polymère protège les quatre faces de la lame de façon identique, quelle que soit l'orientation de l'exposition. Il n'y a pas de différence de vieillissement entre face intérieure et face extérieure — un point structurant pour une clôture soumise à des conditions asymétriques.

La résistance aux rayures à 350 gf (FCBA) est ici particulièrement pertinente : une clôture est frôlée, brossée et heurtée lors de chaque travail en bordure de propriété.

Découvrir la gamme Clôture composite Silvadec

Bardage : l'application la plus exigeante des trois

Le bardage impose les conditions les plus sévères. Une façade sud peut atteindre 70°C en surface l'été et descendre proches de 0°C en hiver — des cycles thermiques d'amplitude exceptionnelle. Le coefficient de dilatation inférieur de la coextrusion (29 µm · m⁻¹ · °C⁻¹ contre 35 pour la mono) prend ici toute son importance : une lame qui dilate moins impose moins de contraintes sur les fixations et les profils d'aboutage sur la durée.

Les lames Atmosphère et Claire-voie Atmosphère utilisées en bardage et habillage de façade bénéficient d'une homologation feu classement E selon EN 13501 — adapté aux bâtiments R+1 (première famille). La Claire-voie est classée V4 selon CSTB NV65, utilisable jusqu'à 30 mètres de hauteur. Ce sont des données décisives pour les prescripteurs et architectes travaillant sur des projets collectifs ou tertiaires.

Les propriétés mécaniques en flexion (EN 15334 : module E = 3 200 MPa, résistance à rupture = 23,6 MPa) confirment l'aptitude de ces lames aux usages façade, y compris en zones exposées aux chocs.

Découvrir le Bardage Atmosphère 175
Découvrir la Claire-voie Atmosphère

Tableau de décision

Critère

Monoextrusion — Élégance / Émotion

Coextrusion — Atmosphère / Nuances

Zone couverte ou semi-abritée

Non recommandé

Oui

Résistance à l'humidité (EN 317)

Gonflement 0,4 % / reprise 1,4 %

Gonflement 0,4 % / reprise 1,4 %

Durabilité couleur

Patine naturelle — bronzage initial puis stabilisation

ISO 105-A02 ≥ 4 — garantie 10 ans

Résistance aux rayures

Ponçage possible (réparation surface)

350 gf FCBA — usage commercial intensif

Résistance à la glisse (DIN 51130)

R10–R12 / R11–R12 selon finition

R12 longitudinal / R13 transversal

Dilatation thermique

35 µm · m⁻¹ · °C⁻¹

29 µm · m⁻¹ · °C⁻¹ (−17 %)

Résistance au vent (clôture)

Jusqu'à 100 km/h (Eurocode)

Classement feu bardage (EN 13501)

Classement E (bâtiments R+1)

Résistance au vent bardage (CSTB NV65)

V4 — jusqu'à 30 m de hauteur

Dureté Brinell (EN 15534)

59,6 MPa — équivalent chêne

Protection polymère additionnelle

Charge structurelle (DTU 51.4)

500 kg/m² répartie

500 kg/m² répartie

Nuisibles (EN 350)

Classe DC1 — très durable

Classe DC1 — très durable

Garantie

25 ans

25 ans

Recyclabilité

100 % — Recompose-it

100 % — Recompose-it

Un socle commun qui ne transige pas

Monoextrusion ou coextrusion : les deux technologies reposent sur les mêmes fondamentaux Silvadec. Quel que soit votre choix, vous bénéficiez d'une fabrication européenne — à Arzal (France) pour le marché français et l'Europe du Sud, à Schierling (Allemagne) pour les marchés DACH et l'Europe centrale —, d'une garantie 25 ans, d'une recyclabilité à 100 % via le programme Recompose-it, d'une résistance identique à l'humidité et aux nuisibles, et de lames pleines capables de supporter 500 kg/m².

Ces performances s'appuient sur des procédés certifiés ISO 9001 et une démarche RSE reconnue au plus haut niveau : Silvadec est certifié EcoVadis Platine, soit le top 1 % mondial.

Le choix entre les deux technologies se fait sur un seul critère : l'adéquation avec vos conditions réelles d'usage. Notre équipe commerciale est là pour vous aider à trancher.

Contacter un commercial Silvadec